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CHANSONS

P. Vassiliu


M. AMONT



3'11" - 2,19Mo

AU P'TIT BONHEUR

J'veux du soleil

Je suis resté qu'un enfant
Qu'aurait grandi trop vite
Dans un monde en super plastique
Moi j'veux retrouver... Maman !
Qu'elle me raconte des histoires De Jane et de Tarzan
De princesses et de cerfs-volants
J'veux du soleil dans ma mémoire.

{Refrain:} J'veux du soleil
J'veux du soleil
J'veux du soleil
J'veux du soleil

J'veux faire danser Maman
Au son clair des grillons
J'veux retrouver mon sourire d'enfant
Perdu dans le tourbillon
Dans le tourbillon de la vie
Qui fait que l'on oublie
Que l'on est resté des mômes
Bien au fond de nos abris.

(strophes 1 et 3 et refrain)




BARBARA

Ils étaient cinq

Ils étaient cinq.
C'étaient des hommes.
Tous les cinq sentaient le tabac,
Même celui qui ne fumait pas.
... ...
Le troisième et le quatrième
Ont tenté de m'emmener.
Ils rêvaient à une épouse
Ils m'avaient imaginée
Au coin de la cheminée
Comme un grillon du foyer
Mais moi, mais moi
je ne les ai pas laissé rêver,
je ne les ai pas laissé rêver,
je ne les ai pas laissé rêver.
... ...
Ils étaient cinq.
C'étaient des hommes.
Tous les cinq sentaient l'oeillet
Lorsqu'ils sortaient de mon lit,
Lorsqu'ils sortaient de mes bras.
Ils étaient cinq et puis voilà.
Ils étaient cinq et puis voilà.

(extraits)

BOURVIL

A bicyclette

Je m'en allais chercher des oies
Du côté de Fouilly les oies,
A bicyclette.
Soudain, qui vois-je devant moi ?
Un' belle fille au frais minois
A bicyclette.
En arrivant à sa hauteur,
J'y fais un sourire enchanteur,
A bicyclette.

Dans les champs chantaient les grillons,
Le soleil dardait ses rayons
De bicyclette.
Ell' voulait que je chante un brin,
Mais à cela j'ai mis un frein De bicyclette.
Près d'un tournant y avait un bois
Où l'on se dirigea, ma foi,
A bicyclette.

{Parlé:} Moralité : Rien ne sert de courir.
Il faut partir à point... Comme l'a si bien dit la F.... La F..... la tortue.

(extraits)



G. BRASSENS

Pénélope

Toi l'épouse modèle,
Le grillon du foyer ;
Toi qui n'a point d'accrocs
Dans ta robe de mariée ;
Toi l'intraitable Pénélope
En suivant ton petit
Bonhomme de bonheur,
Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes ?
De jolies pensées interlopes...

(Extrait : première strophe sur cinq)

Une petite Eve en trop

Bien que je ne sois pas de la côte d'Adam,
Je vis seul sur la terre et c'est débilitant,
Débilitant.
Au sein de mon foyer, pas l'ombre d'un grillon,
Jamais le plus léger frou-frou de cotillon,
Un amour de p'tite Eve avec de longs cheveux,
Qui filerait la laine assise au coin du feu,
Qui partag'rait ma joie et ma mélancolie,
Qui m'aiderait à faire et défaire mon lit.

(Extrait : première strophe d'une chanson qui en compte trois et un refrain)



F. CABREL

Carte postale


Allumés les postes de télévision,
Verrouillées les portes des conversations,
Oubliés les dames et les jeux de cartes,
Endormies les fermes quand les jeunes partent.

Brisées les lumières des ruelles en fête,
Refroidie le vin brûlant, les assiettes,
Déchirées les nappes des soirées de noce,
Oubliées les fables du sommeil des gosses,
Arrêtées les valses des derniers jupons,
Et les fausses notes des accordéons.

C'est un hameau perdu sous les étoiles,
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales,
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise,
Il reste une carte postale.

Goudronnées les pierres des chemins tranquilles,
Relevées les herbes des endroits fragiles,
Désertées les places des belles foraines,
Asséchées les traces de l'eau des fontaines.

Oubliées les phrases sacrées des grands-pères,
Aux âtres des grandes cheminées de pierre,
Envolés les rires des nuits de moissons,
Et allumés les postes de télévision.

C'est un hameau perdu sous les étoiles,
Avec de vieux rideaux pendus aux fenêtres sales,
Et sur le buffet sous la poussière grise,
Il reste une carte postale.

Envolées les robes des belles promises,
Les ailes des grillons, les paniers de cerises,
Oubliés les rires des nuits de moissons,
Et allumés les postes de télévision.





A. CHAMFORT

Clara veut la lune

Clara veut m'entendre,
inventer des mots tendres
j'devrais à chaque instant la surprendre
et mademoiselle parle de se pendre
s'il faut attendre.
Clara veut l'été
de mars à février
pour que les grillons cessent pas d'chanter
et que se gambettes soient bronzées
toute l'année.

(Extrait : début de la chanson)

FABULOUS TROBADORS

Pas de ci

Pas de ci pas de ça
Sans souci et sans cela
Pas de fumée sans feu
Pas d'idée sans être deux

Pas de bon thé sans théière
Pas de chatte sans chatons
Pas de château sans chaumière
Pas de chaume sans grillon
Pas de grenier sans poussière
Pas de poussière sans Cendrillon

(extraits parmi 160 vers)



L.FAYOL

La bouteille


Qui c'est qui fait ta ra ta ta ?
C'est la trompette, c'est la trompette

Qui c'est qui fait glou, glou ?
C'est la bouteille ! C'est la bouteille !

Qui c'est qui fait miaou ?
C'est la p'tit' chatte, c'est la p'tit' chatte

Qui c'est qui fait toc, toc, toc, toc ?
Sur la machine, sur la machine

Qui c'est qui fait cri cri, cri cri ?
Quand tout sommeille, quand tout sommeille
C'est le grillon dans le fournil
Pour chanter que le pain est cuit !

Qui c'est qui fait coucou, coucou ?
C'est la pendule, c'est la pendule

Bref, le monde entier fait du bruit
C'est sa nature, c'est sa nature
Que ce soit le jour ou la nuit
Que l'on s'amuse ou qu'on s'ennuie !
Mais on n'se lassera jamais
Quoi qu'il arrive, quoi qu'il arrive
Du bruit que notre bon vin fait
Quand on nous verse à boire au frais
Ça c'est vrai, c'est bien vrai

(extraits)



J. FERRAT

Le grillon


Quand l'hiver a pris sa besace
Que tout s'endort et tout se glace
Dans mon jardin abandonné
Quand les jours soudain rapetissent
Que les fantômes envahissent
La solitude des allées
Quand la burle secoue les portes
En balayant les feuilles mortes
Aux quatre coins de la vallée

Un grillon un grillon
Un grillon dans ma cheminée
Un grillon un grillon
Un grillon se met à chanter

Il n'a pourtant dans son assiette
Pas la plus petite herbe verte
La plus fragile graminée
A se mettre sous la luette
Quand le vent souffle la tempête
Et qu'il est l'heure de dîner
Que peut-il bien manger ou boire
A quoi peut-il rêver ou croire
Quel espoir encore l'habiter

Un grillon un grillon
Un grillon dans ma cheminée
Un grillon un grillon
Un grillon se met à chanter

Son cri n'a d'autre raison d'être
Que son refus de disparaître
De cet univers désolé
Pour le meilleur et pour le pire
Il chante comme je respire
Pour ne pas être asphyxié
Sait-il au fond de sa mémoire
Que c'est du coeur de la nuit noire
Qu'on peut voir l'aube se lever

Un grillon un grillon
Un grillon dans ma cheminée
Un grillon un grillon
Un grillon se met à chanter

N. FERRER

Chanson pour petit Bout

Fais dodo mon petit Bout
Mon robinet mon Peter pou
Fais dodo mon mirliton
Mon crocodile mon petit tromblon.

Demain tu pourras
Jouer avec Vania Pompon Siam et Valentin
Dans le fond du jardin.

Fais dodo petit garçon
Avec la lune et les grillons.

Je vends des robes

Je vends des robes
Des pulls et des mateaux, des bas, des gants
Des jupes, des pantalons
Des sacs, des ceinturons
Des slips et des manchons
De toute espèce, qui me font tourner en bourrique...

Si j'aurais pu, j'aurais aimé
Vivre à la campagne, vivre à la campagne
Si j'aurais pu, j'aurais aimé
Vivre à la campagne toute l'année...

Avec des grillons, des sillons, des buissons, des poissons
Des clochettes, des brochettes, des pâquerettes, des fourchettes
Des barils, du persil, des chenils, des fournils
Du crotin, du boudin, du rotin, du terrain...
(extraits)




F. GALL

Cézanne peint


Silence les grillons
Sur les branches immobiles
Les arbres font des rayons
Et des ombres subtiles
Silence dans la maison
Silence sur la colline
Ces parfums qu'on devine
C'est l'odeur de saison
Mais voilà l'homme
Sous son chapeau de paille
Des taches plein sa blouse
Et sa barbe en bataille
Cézanne peint

(Extrait : début de la chanson)


F. LECLERC

Gran Papa Pan pan

Hou, hou, hou, hou...
À minuit, dans le bois
Quatr' petits frères et soeurs
Qui se meurent de peur
Dans une cabane en bois
Grand-Père est-ce le vent
Qui gémit à la porte?
Non, c'est pas lui, attends
C'est le loup mes enfants

Mon fusil, que je sorte
Pan pan je l'ai tué
Dormez tous à présent
Je pousse le verrou
Hou hou hou hou...

Grand-Père, y a un grillon
Près de la cruche à vin
N'aie pas peur, mon garçon
Pin Pon c'est un lutin
Mes cartouches, mon fusil
Mes bottes près du lit
Plongez dans le sommeil
Pendant que moi, je veille

(strophes 1, 2 et 7 sur 10)






T. NOVEMBRE

L'insecte

L'air est sec et immobile
Drôle d'insecte, drôle de film
J'ai les jambes raides
Du carton dans la tête
Derrière mes lunettes noires
Comme des yeux à facettes
Suis aussi sec qu'une brindille
Qui craque
Coléoptère dans sa mue qui éclate
L'air chaud monte comme une membrane sur l'horizon
Etouffe les vibrations des cigales et des grillons
Mouvement ralenti, mécanique saccadée
Entre les herbes qui ondulent
Insecte noble et filiforme
Mons stylo mandibule
Grignote la feuille
Le cuir brûlant du siège avant
La sueur dans les reins
Le moteur au point mort
Mes antennes sont rentrées sous lecapot coccinelle
Carapace de tôle
Carrosserie parcheminée
Comme une coque sur le bord de la route
Voiture morte, paysage blanchi
Panne d'essence au hasard
Et j'attends
Comme un gros scorpion torturé
Un gros insecte chloroformé
Microscope vu d'avion
Léthargique à l'abandon.





P. PERRET

Le temps des tabliers bleus

Je me souviens mes premiers émois
En l'éclosion de mes vertes années.
Y avait la guerre et l'école, et pour moi,
C'était chagrin et le piquet
Et marainotte et tonton Étienne
M'avaient appris à dire bien poliment :
" J'ai eu six ans. Je suis un gentleman. "
Et on riait de mon accent.

C'était le temps des tabliers bleus.
A la récré, on était des dieux
Et papa n'appréciait pas : " Maréchal, nous voilà. "

Je me souviens d'une maîtresse en or,
Du préau, de la cour, des marronniers,
L'encre violette, la plume sergent major
Et du grillon dans mon plumier.
Je me souviens de cette photo de classe
Où je suis le seul à sourire, comme toujours,
Et de maman qui peignait ma tignasse
Quand je partais l'oeil plein d'amour....

(les deux premières strophes sur cinq et le refrain)






E. POTTIER

Abondance


Toute une mer d'épis ondule et les sillons
Portent à la famine un défi ; l'été brille,
De chauds arômes d'ambre emplissent les rayons ;
Les blés mûrs, pleins et lourds, attendent la faucille.

Les moineaux, les mulots festinent ; les grillons
Poussent un choeur strident comme un feu qui pétille.
La brute semble croire à ce que nous croyons,
On entend tout chanter l'Abondance en famille.

Du sein de la nourrice, il coule en ce beau jour
Une inondation d'existence et d'amour.
Tout est fécondité, tout pullule et foisonne!

Mais, en rentrant au faubourg, mon pied heurte en chemin
Un enfant et sa mère en haillons! - morts de faim!
Qu'en dites-vous, blés mûrs, et qui donc vous moissonne ?

Chant révolutionnaire


H. SALVADOR

L'abeille et le papillon

Une abeille un jour de printemps
Voletait, voletait gaiement
Sur la rose bruyère en fleur
Dont si douce est l'odeur

Au pied de la bruyère en fleur
Une pauvre chenille en pleur
Regardait voler dans le ciel
La petite et son miel

Et la pauvre chenille en sanglots
Lui disait "Je vous aime"
Mais l'abeille là-haut, tout là-haut
N'entendait pas un mot

Cependant que les jours passaient
La chenille toujours pleurait
Et l'abeille volait gaiement
Dans le ciel du printemps

Après avoir pleuré jusqu'à la nuit
Notre chenille s'endormit
Mais le soleil de ses rayons
Vint éveiller un papillon

Et sur une bruyère en fleur
Notre abeille a donné son cour
Tandis que chantaient les grillons,
Au petit papillon

Par les bois, les champs et les jardins
Se frôlant de leurs ailes
Ils butinent la rose et le thym
Dans l'air frais du matin

Ma petite histoire est finie
Elle montre que dans la vie
Quand on est guidé par l'amour,
On triomphe toujours
On triomphe toujours
On triomphe toujours.



 

C. TRENET

Y'a un grillon dans la maison

Y'a un grillon dans la maison
Y'a un grillon qui chante une chanson
Y'a un grillon sous le charbon
Y'a un grillon qui est beau, qui est bon
Y'a un grillon qui dit que l'hiver
C'est un rayon sous un feu de bois vert
Y'a un grillon qui dit que l'amour
Ca vient toujours un jour
Et je suis sorti dans la rue
Et soudain tu m'es apparue
Et depuis, depuis le beau temps
Nous, nous chantons tous deux le coeur content

Y'a un grillon dans la maison
Y'a un grillon qui chante une chanson
Y'a un grillon sous l'édredon
Y'a un grillon qui est beau, qui est bon
Y'a un grillon qui dit que l'hiver
C'est un rayon sous un feu de bois vert
Y'a un grillon qui dit que l'amour
Ca vient toujours un jour
Et depuis, le temps passe
Il s'enfuit dans les glaces
mais qu'importe la fuite du temps
Autour de nous il y a beaucoup d'enfants

Y'a des grillons
Y'a des grillons qui chantent des chansons
Y'a des grillons en toute saison
Y'a des grillons qui sont beaux, qui sont bons
Y'a des grillons qui disent que la vie
C'est un fleuron qui toujours refleurit
Y'a des grillons qui disent que l'amour
Ca peut durer toujours
Y'a des grillons dans la maison
Y'a même un négrillon

C'était...c'était...c'était...


C'était... c'était... c'était...
Du côté de la rivière,
C'était du côté du ruisseau des lavandières
C'était c'était c'était,
Après le pont dans les herbes,
C'était c'était du côté
Du côté de l'été.

On y voyait l'azur superbe
Derrière l'usine à soufre.
Les grillons qui couraient dans l'herbe
Tombaient dans le gouffre de l'écluse.
C'était c'était c'était
L'amour des premiers âges,
Volage,
Un baiser trop vite accepté.
C'était la volupté,
C'était la chanson de l'été,
C'était ma vie.

(les deux premières strophes sur cinq)

Lors de la visite guidée de la maison de Charles Trenet à Narbonne
(04 68 90 30 66), chaque visiteur reçoit un CD contenant deux chansons dont celle-ci.



P. VASSILLIU

Les grillons

Qui c'est qui fait crou-crou ? C'est le croucrou
Qui c'est qui fait miaou ? C'est le matou
Qui c'est qui file des gnons ? C'est le maton
Qui c'est qui fait pleurer ? C'est les oignons
Qui c'est qui sait quoi faire ? C'est le coiffeur
Qui c'est qui fait glou-glou ? C'est le chômeur
Qui c'est qui fait masseur ? C'est mon tonton
Mais qui qui fait cri-cri ? C'est le gri-gri, c'est le grillon
{Refrain:}
Ah! Mais non ! Ah ! Mais non !
C'est pas les grillons
C'est pas les grillons
Ah ! Mais non ! Mais non !
Ceux qui font les cri-cri
Les critiques, vrai de vrai
C'est bien les Fran-fran, c'est bien les Français
Qui c'est qui fait aïe aïe ? C'est le cobaye
Qui c'est qui fait bye bye ? C'est le travail
Qui c'est qui fait cro-onde ? C'est la fourmi
Qui c'est qui fait cui-cui ? C'est Jean-Marie
Qui c'est qui fait tam-tam ? C'est Mamadou
Qui c'est qui fait ramdam ? C'est Papazou
Qui c'est qui fait couscous ? C'est Ben Mouton
Mais qui qui fait cri-cri ? C'est le gri-gri, c'est le grillon
{au Refrain}
Qui c'est qui fait cot-cot ? Le cotcotier
Qui c'est qui fait doudou ? Le doudouyer
Qui c'est qui fait qu'papa il est fada ?
C'est le soleil et la vodka
Qui c'est qui file la pêche ? C'est le pêché
Dieu à droite ou à gauche est dépassé
C'est vraiment entre nous qu' ça doit s' passer
Sinon ils nous bouff'ront
Comme se font bouffer les grillons
{au Refrain}
Ceux qui ont la patate et le rouge vrai de vrai
C'est bien les Fran-fran, c'est bien les Français

 




B. VIAN

Ils cassent le monde

Ils cassent le monde
En petits morceaux
Ils cassent le monde
A coups de marteau
Mais ça m'est égal
Ca m'est bien égal
Il en reste assez pour moi
Il en reste assez
Il suffit que j'aime
Une plume bleue
Un chemin de sable
Un oiseau peureux
Il suffit que j'aime
Un brin d'herbe mince
Une goutte de rosée
Un grillon de bois
Ils peuvent casser le monde
En petits morceaux
Il en reste assez pour moi

(Extrait : début de la chanson)